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Voyages à venir

2011

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Destination Chypre - Décembre 2011

Le 03/01/2012

 

   Bonjour,
   Nous avons décidé de passer une partie de l’hiver sur l’île de Chypre. Nous nous rendons alors en direction de Silifke, au port de Tasucu exactement, pour aller prendre les infos sur les prix du bateau.
   C’est OK, un bateau fait la traversée 4 jours par semaine. D’ici là, nous allons découvrir le Delta de Göksu. Nous avons encore du temps devant nous, nous envisageons de prendre le ferry mi-décembre.
   Le Delta, situé à quelques kilomètres de Silifke, accueille une multitude d’oiseaux. C’est un régal pour les yeux : de belles couleurs, une diversité d’oiseaux, et un calme juste rythmé par le bruit des vagues. Nous sommes installés entre deux maisons, et raccordés à l’électricité. Le fil électrique traverse la cour pour aller rejoindre l’étable. Nous sommes entourés de tas de fumier, l’écoulement des étables, c’est juste à côté ! Mais qu’importe, c’est la vie de la ferme avec ses odeurs ! Et le soleil est de la partie, alors nous faisons de longues marches sur la plage. Seul bémol, nous voyons beaucoup de déchets refoulés par la mer ou laissés là sur le sable par les pêcheurs ou promeneurs.

Le bivouac

Au bivouac

 

Le Delta de Göksu

Le Delta de Göksu
 Jeudi 15 décembre : rendez-vous nous est donné à 20h à l’agence du port. Ce n’est qu’à 3 heures du matin que nous quitterons celui-ci ! Tout çà à cause des quelques 5-6 poids lourds (des 38 tonnes) qui avaient des difficultés à  passer sur le pont. Alors, des essais à reculons, non, alors un autre poids lourd se présente, non plus, çà touche sur la passerelle, alors le premier revient cette fois en avant,  avec un autre petit camion déjà sur le bateau qui s’approche de la passerelle pour faire baisser l’arrière du bateau,  et là çà passe. Il faut faire preuve de patience. C’était tout de même épique. Un camion y laissera une béquille de sa remorque. Le temps de faire connaissance avec deux motards. Partis d’Hollande, ils rejoignent l’Afrique pour descendre jusqu’en Afrique du Sud, en longeant la côte est, sur une durée de 3 mois. 
   Nous arriverons vers 10 heures du matin à Girne par une mer très calme.
   Les formalités faites, assurance, tampons, nous quittons le port, il est près de 13 heures.

Le port de Girne
   Nous ne resterons pas à Girne. Juste un  passage à l’office de tourisme, et nous filons vers la partie nord-est. Nous avons repéré sur la carte un coin où des ânes sauvages vivent, dans le Parc National de Karpaz. Nous y passons près d’une semaine. Nous avons de la chance, il fait beau, 17-18° dans la journée avec soleil, l’occasion pour José de sortir la caméra et de filmer.
   Quelques nuits sur le bord de la plage, près d’un resto, là où les tortues viennent déposer leurs œufs en juin, et où les petites tortues rejoignent la mer en septembre. Une très belle plage.

Les ânes sauvages de Karpaz

 

La plage aux tortues
   Au détour d’une ballade à pieds, nous rencontrons 4 cyclistes, un jeune couple de français, Emilie et Benjamin, orléanais, et une canadienne et un suisse, ayant décidé de faire un bout de chemin ensemble. La rencontre sera brève, chacun ayant un programme dans la tête. Emilie et Benjamin, partis depuis 18 mois et sur le chemin du retour, repartent vers Girne pour prendre un bateau, un rendez-vous est fixé avec la famille pour passer les fêtes. La canadienne, 2 ans sur les routes, a le projet de rejoindre l’Afrique, le suisse, 5 ans sur les routes, est lui, sur le chemin du retour. Ils repartent aussi.  Chapeau à tous les quatre.

Emilie et Benjamin                        Un super couple, plein de vie, qu'on aimerait bien revoir un jour, inch'alla !

   La fin du mois approche, nous nous dirigeons vers Nicosie, la capitale. Sur le retour, nous constatons qu’une multitude de constructions, commencées mais non terminées jalonnent la côte et dénature bien évidemment ce beau paysage sauvage. Partout, on retrouve ces mêmes erreurs.
   Nicosie est la seule capitale au monde divisée en deux. D’un côté les turques, de l’autre, les grecs. Des check-points où il vous faut montrer ses papiers pour continuer son chemin. Depuis 2 mois, un groupe de jeunes fait sitting entre les deux lignes de démarcation, sur un no man’s land et réclame l’unification de l’île pour vivre en paix.
   Finalement, nous préférons rejoindre la côte, à Larnaka, pour passer Noël. Dommage, il pleut. Dans ces conditions, le camion est encore plus petit pour accrocher nos vêtements quand ils sont bien trempés, et il ne faut surtout pas que je regarde l’état du sol. Heureusement cela n’aura duré que 2 jours. 
   Noël est là. Nous tchatchons sur Skype avec les garçons et la famille. C’est souvent dans ces moments de fêtes que nous ressentons le plus l’éloignement. Ce sera resto pour nous, tranquille à deux, c’est normal, quoique nous ayons trouvé qu’il y avait tout de même beaucoup de monde au resto pour un soir de Noël ! Surtout des jeunes.
   Après Noël, pause dans un petit village, toujours en bordure de mer.
   Le soleil est revenu, il fait beau, 17-18° environ, les rencontres ne plus les mêmes,  nous sommes en Europe et  les contacts sont plus distants, plus brefs. Mais nous savons pourquoi nous sommes venus là et nous l’avons trouvé, alors c’est bien ! (ensoleillement 360 jours /365 jours).
   J’ai besoin de faire une lessive. Je demande à l’épicier ce service moyennant finance bien-sûr. Le jeune homme me répond OK. Pour quel prix ? 20 € me répond-t-il.  Oups !  Je lui fais comprendre que c’est cher, trop cher et décline son offre. (J’avais vu un Lavomatic à Nicosie à 3€ la lessive, j’ai regretté de ne pas avoir pris le temps à ce moment là) Je n’ai encore jamais rencontré cette relation depuis que nous sommes partis. Voilà la grande différence : essayer d’abuser un max d’une situation.
   Pour le réveillon de nouvel an, c’est à Pafos, plus à l’ouest, que nous irons le passer. Très jolie ville en bord de mer. Je sens que l’on va se plaire ici un moment et découvrir la région.
   Meilleurs vœux à vous tous pour cette nouvelle année, qu’elle soit pleine de joie et de surprises.
   Bises, à 2012 pour de nouvelles lectures,
   Coco

Dans 2011

Au nord d'Adana - 30 novembre 2011

Le 02/12/2011

  Bonjour à tous,

  Voilà bientôt deux mois que nous sommes revenus en Turquie.
  Nous nous déplaçons beaucoup moins. Nous restons plus longtemps sur un même lieu maintenant que nous avons du temps devant nous.  Nous sommes tout au sud de l’Anatolie orientale pour trouver de la chaleur et passer une partie de l’hiver. A Gaziantep où il faisait plutôt froid (nous portions bonnet, Kway, avec 13-15°), nous avons des températures printanières dans la journée avec un beau soleil (18°-20°), et quelques journées de pluie. Un petit radiateur nous permet d’avoir une bonne  température le matin et en fin d’après midi. Ici la nuit tombe vers 16h30- 17h. Ce qui veut dire que désormais, lorsque nous cherchons un emplacement, nous nous préoccupons également de pouvoir nous raccorder à l’électricité.
  Depuis deux semaines, nous sommes au nord-est d’Adana. Nous avons fait halte dans deux petits villages, Tumlu et Anavarza, avec châteaux (kale) et les vestiges d'une cité antique romaine pour le second, un très grand site archéologique.

  Tumlu : Nous laissons le fourgon juste à côté d'une maison du thé.  Quand un homme rentre, point n’est besoin de dire ce qu’il veut, il s’assoit et un thé lui est apporté. Sitôt fini, on vient lui retirer son verre pour lui en servir un autre. Et ils passent tous ainsi  leur soirée autour d’un verre en jouant aux dominos, aux cartes ou au Okey (Jeu  de rami avec des pions).
  Au deuxième jour, quelle surprise ! Dans la matinée, au milieu de l’une  des prières chantées par l’Imam, nous entendons un « welcome » à deux reprises. Nous avons compris l’attention que l’Imam a voulu nous accorder.  Nous avons apprécié ce geste.  A notre arrivée, il était là et a échangé quelques mots avec nous.
   Tous les matins, nous partons, jumelles et appareils photos à la main, parcourir la campagne et marcher sur les sentiers dans les montagnes. Il fait beau, la nature est belle.  Quant nous rentrons, il est bien souvent midi, une heure. Après le déjeuner, c’est là le moment des rencontres avec les familles qui veulent toutes nous recevoir. Un après-midi, nous rentrons d’une petite balade près du ruisseau. Passant devant la maison de Jan, il nous invite chez lui. En dix minutes, les braises sont prêtent dans le brasero. Et nous voilà, à seize heures de l’après-midi à manger des brochettes ! Puis une habitante, rencontrée le matin,  rentre et vient nous chercher. Elle nous fait comprendre qu’elle nous attend. Nous lui promettons de passer après.  
   Nous prenons le temps de discuter, surtout écouter Jan, le seul chrétien du village. Il est arménien et nous confie ses états d’âme. Puis, nous voilà partis chez la voisine. Tous assis par terre, nous dégustons un gâteau fait à base de pain, des fruits, le tout  accompagné de nombreux tchaïs. Nous passons du salé au sucré, mais qu’importe, le principal est d’être avec nos amis qui se font un plaisir d’être avec nous. Un autre jour, Assat, rencontré au village, nous a permis de voir la fabrication des Köftes, fabriquées par les femmes de la maison pour les déguster ensemble ensuite. Ce sont des boulettes à base de bulgour garnies de viande et oignons hachés très menus, et cuites à l’eau bouillante. Nous les mangeons, enroulées dans le pain traditionnel (grandes galettes ou crêpes), accompagnées d’une salade d’oignons et de tomates. 
   Excellent !
   Nous découvrons ainsi au fil du temps la cuisine turque, et dans les familles, c’est encore mieux.
   Un soir, José rentre précipitamment du café. Il me raconte : un homme est  entré dans le café, un fusil sous le manteau. Il est venu  retrouver un autre homme. Il sort son fusil, et menace l'homme qui se précipite dehors. En sortant, le fou furieux tire un coup de feu en l’air. Dans ce cas, tout le monde part, et le propiriétaire ferme son établissement. Nous restons dans le fourgon, éteignons la lumière et attendons.
  Nous sommes au milieu de la place, devons-nous partir ?  Quelques hommes restés là nous disent « pas de problème ». 
  Bon, nous entendrons tout de même une dizaine de coups de feu au loin et les clameurs délirantes de l'homme au fusil. Nous ne sommes guère rassurés. Tard dans la nuit, nous nous endormons, la nuit fut calme. Comme quoi, quel contraste entre la chaleur, la gentillesse des familles et cette violence. Rien n’est tout blanc, ni tout noir. Et c’est en restant plus longtemps que nous vivons ces moments plus difficiles.
  Comme je dis souvent, lorsque l’on passe, on ne voit que la crème. Nous ne saurons pas le différent qui a suscité cette altercation et son issue.
  Le lendemain matin, nous partons pour Anavarza.

  Anavarza : situé 35 km plus loin, c’est le site archéologique qui nous attire. Nous nous arrêtons devant une maison, à la sortie du village. Le lendemain, je vais voir la femme et lui demande si c’est possible de rentrer dans sa cour pour se raccorder à l’électricité. « Venez, venez… » Nous passerons une semaine super parmi cette famille. Ümmü (prononcez Ume), divorcée, vit avec ses  deux enfants, Inan, 20 ans et Sezgin Dogan, le frère de 11 ans. Il y a 10 ans, elle a accueilli les trois enfants de sa sœur décédée. A  42 ans, Ümmü se retrouve donc avec cinq enfants à la maison.   
 Tout cela, nous l’apprenons, au fil du temps, difficilement, car ne parlant pas le turc, les échanges sont ponctués de gestes, de mots écrits, de dessins, de quelques mots d’anglais.
   C’est le moment pour les familles de fabriquer le pain pour tout l’hiver. Alors, j’assiste à deux reprises à la cuisson du pain. Elles se retrouvent à six - huit femmes chez Ümmü. Assises dehors, durant toute la matinée,  elles roulent la pâte et cuisent les grandes galettes, très fines, de 80 cm de diamètre, dans le four au feu de bois. La cuisson terminée, elles mangent des pizzas qu’elles auront cuites sur la plaque du four.
   Nos journées sont là aussi rythmées par les départs pour une marche, le matin. Nous nous accordons trois à quatre heures chaque jour, ce qui nous permet d’allier la découverte de la nature et le maintien de notre forme. Oui, nous en avons besoin, c’est notre seul sport !
   Ümmü est à nos petits soins. Elle nous apporte un thé, de la soupe, des pizzas, une assiette de lentilles.… toujours un geste pour nous être agréable. Elle me proposera de faire une lessive et de prendre une bonne douche. De mon côté, je leur ai préparé ma traditionnelle crème pâtissière au chocolat (facile à faire pour moi) qu’ils ont tous aimé avec des petits biscuits au beurre. Des moments d’échanges qui laissent de bons souvenirs autour du poêle qui dès seize heures commence à chauffer la pièce principale.
   Encore une fois, j’apprécie ces moments en famille, où au fil des jours, je découvre leur quotidien.
   Et puis, certains après-midi, josé et moi, nous nous mettons chacun devant notre  micro, et nous chargeons nos photos, nos films et travaillons ensemble pour le site. De mon côté, je tiens mon journal où je note régulièrement ce qui jalonne notre route sinon j’oublie vite les détails.
   Notre présence dans le village touche à sa fin. Demain, ce sera les « au revoir » et  nous repartirons un peu plus loin, vers Kozan et les environs.

   Bises à tous, à bientôt,
   Coco


Dans 2011

Pour une nouvelle vie du blog

Le 13/11/2011

   Bonjour à tous,

   Certains, parmi vous, ont émis le souhait d’en savoir un peu plus sur nous deux durant ce voyage.

   Il est vrai, nous nous attachons à parler avant tout de nos rencontres, et pourtant, si nous vous en parlons, c’et bien que nous sommes là, parmi eux.
   Alors, je vais utiliser le blog, qui jusqu’à maintenant n’avait pas sa réelle vie, pour vous parler de nous en espérant qu’il répondra à vos attentes. Ne vous attendez pas à du quotidien, ce serait trop pour moi, mais quelques infos, de temps en temps, et puis on verra bien…

   Turquie – Gaziantep – 13 novembre 2011

   J’ai décidé, pour ce premier billet, de vous parler de celui qui nous porte, nous supporte, nous promène et nous permet de faire ce long voyage : notre véhicule.
   Pour ceux qui ne le savent peut-être pas encore, nous roulons avec un fourgon aménagé Volskwagen, un Transporter de 1992 surélevé.  A l’extérieur, nous lui avons rajouté à l’arrière des coffres et nous nous sommes bien habitués au confort qu’il nous offre. A aujourd’hui, nous avons parcouru un peu plus de 24 600 km.
   Je vous ai ressorti quelques photos qui vous permettront de vous donner une idée.  Et puis d’autres vous donneront un aperçu de nos bivouacs.  

  Coco

Dans 2011

Premier billet du blog

Le 25/10/2010

Voilà, le blog est ouvert, vous pouvez y apporter vos commentaires, c'est comme vous le sentez...
Bonne lecture.